L’ERAD, outil d’accroissement des performances pour le Bureau Pays du PNUD en Mauritanie

15 déc. 2016

 

credit photo: UNDP/Heather Bryant

Les acteurs du développement, pouvoirs publics et agences de développement, font face depuis quelques temps à une demande croissante de redevabilité publique vis-à-vis des citoyens. En réponse à cette demande, l’approche gestion axée sur les résultats de développement (Managing for Development Results-MfDR) a été largement acceptée. Trois piliers forment l’essentiel de cette approcha ; planification, suivi et évaluation. Toutes les grandes institutions de développement (Bretton Woods, BAD, Nations Unies et ses agences, fonds de développement, ...), ont toutes mis en place des départements dédiés à l’évaluation. Ainsi, des normes et des standards ont été promulgués pour encadrer l’exercice de l’évaluation des activités de développement.

En 2015, en adoptant le nouvel Agenda 2030 pour les Objectifs du Développement Durable (ODDs), l’Assemblée Générale des Nations Unies, a plaidé pour des mécanismes de revue et de suivi participatifs, transparents et robustes, basés sur des évaluations pilotées par les pays.  

La même année, la troisième édition de la conférence internationale sur le développement des capacités nationales évaluatives (NEC2015) a eu lieu à Bangkok et a adopté une déclaration solennelle, dite déclaration de Bangkok sur le rôle primordial que doit jouer l’évaluation dans le suivi de la mise en œuvre des ODDs.   

Au PNUD, l’évaluation et la transparence sont des questions prises très au sérieux. Le PNDU a été classé comme l’agence de développement la plus transparente pour la deuxième année consécutive selon l’Aid Tranparency Index de l’initiative Publish What You Fund: http://ati.publishwhatyoufund.org/.   Sur le plan institutionnel, le Bureau Indépendant de l’Evaluation (BIE), l’organe spécialisé en charge de la gestion des évaluations des activités de développement rend compte directement au Conseil d’Administration du PNUD qui considère que l’évaluation, comme pilier de la reddition des comptes, est plus une obligation qu’une simple option.

Dans ce cadre, le BIE vient de publier le rapport de l’évaluation des résultats des activités de développement en Mauritanie (ERAD) http://web.undp.org/evaluation/evaluations/adr/mauritania.shtml).

Ce rapport est l’aboutissement d’un processus participatif qui s’est étalé sur plusieurs mois. Il a été conduit par le BIE, en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires Economiques et du Développement (MAED), aujourd’hui Ministère de l’Economie et des Finances et le Bureau de Pays.

Le PNUD Mauritanie trouve en cette évaluation ERAD un des moyens les plus éloquents de rendre compte à travers un avis indépendant, objectif et crédible, combien ses efforts consentis en faveur du développement en Mauritanie ont été payants.

La mission ERAD Mauritanie devait obtenir des réponses à trois principales questions :

< >Sommes-nous en train de faire ce que nous sommes censés faire, ce qui est attendu de nous en Mauritanie (pertinence, positionnement stratégique, etc.) ?Sommes-nous en train de le faire correctement (efficacité, cohérence, efficience)Y-a-t-il d’autres façons de faire mieux (bonnes pratiques, leçons apprises) ?La finalisation du plan de durabilité financière (FSE) du Bureau qui s’est traduite par la mise en place d’une nouvelle structure et organigramme pour le Bureau ; Le renforcement des capacités du Bureau dans les domaines de S&E ;Le renforcement de la fonction communication avec le recrutement d’un chargé de communication, l’élaboration d’un plan et la redynamisation des outils de communication interne et externe et une présence effective sur le social media ;Le renforcement des capacités du Bureau dans le domaine du genre avec le recrutement d’une experte en genre et le début d’élaboration d’une stratégie du bureau dans le domaine ;L’appui au Gouvernement pour la formulation de la nouvelle stratégie de développement, la SCAPP 2016-2030 (Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée).

Globalement, les conclusions et recommandations de l’ERAD 2015 pour la Mauritanie ont été intégrées dans la stratégie du Bureau et cela se ressent déjà au niveau des performances et des méthodes de travail à tous les niveaux